Les petits jeux pourris de notre enfance

Pour faire suite à l’excellent billet sur les pogs et au non moins merveilleux billet sur les ondomanias, nous allons aujourd’hui remonter dans le temps jusqu’à l’époque de votre enfance, quelle que soit sa date intrinsèque, pour faire un petit inventaire de tous les autres jeux d’enfance auxquels on a pu jouer. Car les jeux d’enfance ont cela de magique qu’ils sont intemporels (quoique relativement), et cela parle à tout le monde, qu’on vienne de la ville ou de la campagne.

Bien sûr, il y a quand même quelques petites disparités : si les jeux demandent des accessoires encore faut-il pouvoir les acheter ou se les faire prêter, et s’il s’agit seulement de taper dans ses mains encore faut-il avoir des mains… ^^ » D’ailleurs ces disparités sont un des motifs de leur bannissement progressif des cours de récré, mais j’y reviendrai. Dans l’ensemble, les enfants arrivent tous à jouer d’une manière ou d’une autre. Alors, voyons à quoi on occupait le plus clair de notre temps en récré? ☺

 

pinocchio marelle

 

Les plus anciens et les plus courants jeux de récré demandaient très peu d’accessoires, et on pouvait facilement les trouver dans la nature. Cailloux, bâtons et balles diverses sont la base du divertissement des enfants depuis toujours. Mais depuis toujours, il existe aussi des effets de mode dans les jeux de cour de récré. Engouement soudain et passager d’une personne mais aussi, parfois, de toute une génération, une toquade (ou tocade) marque son époque, c’est une véritable mode. Et bien souvent elle finit par disparaître comme elle était apparue…

Par exemple, le jeu du cerceau était une toquade, un jeu très courant et ancien pratiqué jusqu’en 1950. Il s’agissait de pousser et faire rouler un cercle de bois, de métal ou de plastique à l’aide d’une petite baguette. Tous les pays du monde l’ont connu à une époque ; à présent c’est passé de mode en Europe, mais on voit encore des enfants jouer à ce jeu en Asie et en Afrique.

Beaucoup de jeux de ce genre sont toujours d’actualité. Leur principal intérêt est qu’ils aident au développement de l’agilité des enfants, leur apprend à utiliser leur corps et leur équilibre et accessoirement à compter ou ce genre de chose :

Evidemment, il y a aussi les indémodables jeux-sports qui excitent à fond les enfants, les font courir partout, hurler, se tabasser, et les crèvent complètement au bout d’un quart d’heure. Ils sont donc très apppréciés des instits, tant qu’il n’y a pas trop de blessés :

 

Box thai

 

Dans un autre style, les générations un peu plus récentes ont vu fleurir dans leurs cours de récré de primaire les jeux très orientés « collection », qui déchaînent les pires côtés des enfants (égoïsme, cruauté, jalousie, malveillance et j’en passe) car chacun veut avoir la meilleure collection. Au lieu d’acheter des sucreries à la boulangerie du coin, les enfants modernes fréquentent plutôt les boutiques de gadgets et de jeux de rôle (dès que leur grand frère veut bien leur montrer où c’est) pour ne pas être rejetés et mis au ban de la société.

Pourtant, derrière ces collections se cache parfois un vrai jeu de société… Les jeux de cartes à collectionner, notamment, servent de base à d’épiques tournois, de grandes batailles, des combats surprenants, et tout cela par le pouvoir de l’imagination. De toute manière c’est tout pareil pour les parents, qui ne voient que combien ça leur coûte (cher).

Ces jeux de collections finissent toujours par être interdits dans les cours de récré, parce que les parents sont contre, les instits sont contre, les enfants pauvres sont contre… Quelle tristesse sans nom. Mais quand un jeu de cartes à collectionner se retrouve banni de l’école, il arrive parfois, seulement parfois, qu’un corbeau emporte l’âme… euh je veux dire que les gamins les plus dégourdis fabriquent eux-mêmes leurs cartes de personnages ou de monstres avec leurs stats et tout! Yeah!

 

Yu-gi-yo

 

Il y a d’autres jeux animés par l’esprit de collection mais où le principal intérêt est surtout le jeu en lui-même plutôt que la possession de choses. Et on n’a pas besoin de vendre un rein pour y jouer, ça aide aussi. Ca va sûrement vous dire quelque chose :

Voyons, il reste quoi… Ah oui, des petits jeux un peu créatifs / niais encouragés par les instits mais pas trop quand même :

  • Scoubidous (à partir de 1960) ; les versions les plus évoluées de ces jeux manuels, souris en perlesbracelets brésiliens (attention les yeux) en macramé et compagnie, se rencontrent plutôt au collège, et surtout chez les filles…
  • Cocotte en papier / Salière (renversée) : vous savez, c’est un pliage en papier qui sert de jeu de hasard simpliste associé à des comptines et… enfin que des trucs chiants ^^ »
  • Avions en papier (sauf que c’était pas très encouragé par contre)
  • etc…

En gros, on s’amusait vraiment avec n’importe quoi je crois.

Voilà, ce sera le mot de la fin!

 

A plus sous l’bus!

5 réponses sur “Les petits jeux pourris de notre enfance”

  1. Bonjour,

    Chouette article (y)
    Je cherche désespérément le nom du jeu de fille dans les années 70…
    Il me semble que cela s’appelait la « guiguite » ! 😀 mais personne ne voit de quoi je parle, ou alors ne retombe pas sur le nom…
    Peut être saurez vous m’aider 😉
    « On » croise les bras tendus devant nous. L' »autre » aussi et on s’attrape donc les mains croisées…
    On tourne ensuite de plus en plus vite jusqu’à ce que la première cède et demande le stop…
    Ça parle à quelqu’un ?
    Merci d’avance, bonne journée,

    Dom

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