La saison des champignons

Mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi!
Mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi!
C’est la chant du psylo qui supplie
Qui joue avec les âmes
Et ouvre les volets de la perception

Et revoilà l’automne, la pluie, le froid, les nuages, le temps pourri! C’est la rentrée. C’est aussi la saison des champignons, qui se plaisent particulièrement dans cet environnement humide et gris.

Image © Aziraal

Gertrude et Jean-Gustave ont donc décidé d’aller ce dimanche à la cueillette des champignons des bois. C’est qu’on s’ennuie profondément le dimanche, alors pourquoi pas? En fins gourmets qu’ils sont, ils devraient être capables de reconnaître le rose des prés des amanites et des trompettes de la mort. Enfin… Probablement.

Car on peut tomber aussi sur des champignons bizarres. Du genre de ceux que prennent en cachette les développeurs de jeux vidéo pendant que leurs éditeurs ont le dos tourné.

Oui, ce genre de champignons là, exactement…!

La drogue est omniprésente dans le milieu du jeu vidéo depuis ses débuts, lorsque Mario mangeait des champis hallucinogènes pour pouvoir pondre des boules de feu et occire ses ennemies, les dangereuses tortues volantes. Sérieusement, le nombre de jeux vidéo qui reposent comme Mario sur des principes complètement débiles et contraires aux lois de la physique et de la nature, montre déjà l’étendue du problème.

Les développeurs, en dignes geeks qu’ils sont, réagissent très mal à la pression et dès qu’on leur appuie un peu dessus, ils se mettent à booster leur créativité de manière artificielle, c’est-à-dire avec des champignons. On suspectait également de vastes cultures d’herbes médicinales dans les sous-sols de Bullfrog, ainsi que de véritables plantations à l’échelle régionale qui approvisionnaient les studios de Black Isle.

Les dialogues de Planescape Torment : quand la drogue prend un tout autre aspect

Les jeux vidéo créés sous hallucinogènes sont innombrables, comme les grains de semoule à Casablanca. On pourrait citer absolument tous les jeux éducatifs pour enfants, tous plus bizarres les uns que les autres, comme par exemple Franklin va à l’école. Pleins de couleurs chatoyantes et de jeux psychédéliques, en plus de faire saigner des yeux, ces jeux ont notamment pour effet secondaire de faire dégouliner votre cerveau par les oreilles, ce qui renforce la ressemblance avec un shoot de LSD.

Le LSD, parlons-en! Non contents de s’en empiffrer à longueur de journée pendant le développement, les créateurs de LSD : Dream Emulator ont poussé l’idée jusqu’au bout en basant tout le jeu sur leur expérience de drogués. Hé oui, c’est incroyable, il s’agit vraiment d’un simulateur « réaliste » de rêves sous acide!

Oh purée, ça fait peur!

Dans le même genre, Detuned a dû être créé du début à la fin par une équipe sous acide, et ils avaient sûrement déjà des problèmes neurologiques avant.

Bon, maintenant qu’on est débarrassés de tous les épileptiques qui lisaient, retournons dans le domaine de la jeunesse et des enfantillages avec cette version digitale d’un jeu très connu pami les 1-3 ans, avec pour personnage principal une espèce de peluche moche et oblongue, et qui consiste à faire n’importe quoi en faisant des gestes dans tous les sens et en mettant des peluches les unes sur les autres pour les trimballer dans toute la maison.

  

     Noby Noby Boy. Hé ouais.

  

Ho ho ho! Mais bon, que ça ne vous empêche pas d’aller cueillir vos petits champignons dans les bois… Bande de sacripants!

La folie continue!

2 réponses sur “La saison des champignons”

    1. Quand on regarde les choses sous cet angle, ça éclair bien des choses : les murs qui parlent (les womps), les bombes qui marchent (les bob-ombs), les tortues volantes, les bons de géant de mario, etc…

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